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Qu’est ce qu’une gêne sonore ?

Accueil » Blog - Actualités » Quantifier les nuisances sonores (mise à jour le 17 août 2017)

Qu’est ce qu’un bruit ?

Une définition ne va pas de soi. Au delà des définitions du dictionnaire (exemple : son non-musical ou peu harmonieux, ensemble des sons produits par des vibrations, etc.), on parle souvent de phénomènes sonores comportant certaines caractéristiques : timbre, intensité (en niveau de pression, ou en décibels), durée (répétition ou durée totale).

Lorsque le bruit semble acceptable, on parle souvent de "bruit de fond", même si les exigences dans certains lieux peuvent le rendre inapproprié.

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Nuisances sonores

Lorsqu’il devient synonyme d’inconfort on parle souvent de "gêne sonore" ou de "nuisances".

En France, la gêne sonore est caractérisée par la notion d’émergence. C’est désormais un critère qui semble faire consensus.

L’émergence représente la différence (arithmétique) entre le bruit ambiant (bruit incluant le bruit particulier ou l’équipement en fonctionnement) et le bruit dit "résiduel" (en l’absence d’activité ou "bruit de fond")

Dans certains cas, cette émergence est déterminée pour les sons graves et aigus (par bandes de fréquence : 125 Hz, 250 Hz, etc.. jusqu’à 4000 Hz.)
Il est vrai que certains bruits comportant une "tonalité marquée" peuvent passer inaperçu sur les mesurages réalisés en "global" en décibels pondérés A.

En effet, la pondération "physiologique" en dB(A) prend surtout en compte les fréquences moyennes et aiguës (conséquences des courbes issues des travaux de Fletcher Munson de 1918)

La règlementation, dans certains cas, retient une tolérance supplémentaire (en termes d’émergence) si la durée d’apparition du bruit particulier est inférieure à la période considérée. Elle distingue également la période "jour" de la période "nuit".
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Limites du système actuel

Comme toutes les normes ou réglementations, les critères actuels souffrent de nombreuses insuffisances et d’une large dimension subjective :

- Un bruit particulier, permanent, même s’il relève d’une émergence importante, conduit à une accoutumance. Les dossiers de plaintes sont souvent enregistrés lorsqu’un bruit "nouveau" se produit du jour au lendemain, tandis que les bruits "précédents" n’avaient pas fait l’objet de réclamations. Dans les centre villes, on remarque de nombreux cas de bruits "cumulés" notamment concernant les équipements techniques.

- La notion de "durée cumulée" ne prend pas en compte l’aspect d’intermittence du bruit. Un phénomène sonore particulier qui revient ou disparait toutes les 30 secondes pendant une longue période, peut conduire à une gêne bien supérieure à celle d’un bruit permanent.

- Les émergences sont davantage ressenties comme "gêne" si le bruit résiduel est faible. On remarque que dans les bureaux ou espaces tertiaires, la gêne peut dans certains cas diminuer grace à une augmentation ciblée du bruit des systèmes de ventilation, à condition que ces derniers passent inaperçus ou soient composés de manière harmonieuse.

- Le bruit résiduel est variable d’un jour à l’autre et d’un moment de l’année à un autre. Problème : les constats sonores ne sont représentatifs que du jour ou nuit considéré(e) pendant l’intervention. Les études d’impact sonore (avant implantation) sont censées prendre en compte un "plancher de bruit" mais ce n’est pas exigé par les réglementations.

- Le critère d’antériorité n’est pas toujours pris en compte : certains dossiers de plainte révèlent des gênes sonores surprenantes : bruits de cloche, d’animaux, de cours d’école, etc. sont de plus en plus montrés du doigt, tandis qu’ils font partie intégrante de l’environnement social et urbain. On note aussi certaines dérives : les bruits de comportement, par exemples, ne devraient pas être examinés sous l’angle de l’émergence. Il est toujours utile de rappeler que les bureaux d’étude acoustique ne sont pas les bons interlocuteurs pour analyser ce type de bruit !

Cette dimension subjective fait partie intégrante de notre travail en tant que Bureau d’Etudes, elle est souvent mise en avant dans nos rapports d’étude.

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